La Loi sur le droit d’auteur accorde des droits exclusifs au créateur
ou à la créatrice d’une œuvre ou au titulaire ou à la titulaire du droit
d’auteur, notamment les droits suivants : le droit de reproduire
l’œuvre, de l ’exécuter ou de la représenter en public, de la
transformer ou de l’adapter, de la traduire, de la publier, de faire un
support permettant de la reproduire, de la communiquer au public par
télécommunication, etc. Ces droits exclusifs sont qualifiés d’«
économiques ». La Loi accorde aussi au créateur ou à la créatrice de
l’œuvre ou au titulaire ou à la titulaire du droit d’auteur le droit
d’autoriser les actes qui viennent d’être mentionnés.
En plus de ces droits économiques qui appartiennent à l’auteur ou à
l’auteure d’une œuvre ou au titulaire ou à la titulaire du droit
d’auteur, la Loi accorde des droits moraux à l’auteur ou à l’auteure, à
savoir les droits suivants : le droit à la paternité de l’œuvre,
c’est-à-dire le droit d’être reconnu comme l’auteur ou l’auteure de
l’œuvre, ainsi que le droit à l’intégrité de l’œuvre, c’est-à-dire le
droit d’empêcher que l’œuvre ne soit déformée, mutilée ou autrement
modifiée et le droit d’empêcher l’utilisation de l’œuvre en relation
avec un produit, une cause, un service ou une institution, si cette
modification ou cette utilisation est préjudiciable à l’honneur ou à la
réputation de l’auteur ou l’auteure.
Quiconque utilise une œuvre protégée par le droit d’auteur, que ce soit
pour la reproduire, l’exécuter en public, la communiquer au public par
télécommunication, etc., ou encore pour la modifier de quelque façon que
ce soit, sans l’autorisation de l’auteur ou de l’auteure ou du titulaire
ou de la titulaire du droit d’auteur, commet une violation du droit
d’auteur. Cette infraction peut avoir trait aussi bien à une œuvre sur
un support conventionnel ou analogique (livre, bande sonore,
vidéocassette, etc.) qu’à une œuvre sur un support numérique (cédérom,
disquette, disque dur, etc.) ou accessible sur Internet.
Avertissement
En terminant, il y a lieu de rappeler que, en cas de violation de ses
droits, l’auteur ou l’auteure ou le titulaire ou la titulaire du droit
d’auteur peut exercer des recours civils (injonction, dommages-intérêts,
reddition de comptes, etc.) ou des recours de nature criminelle
(poursuites pouvant donner lieu à des amendes ou à des peines
d'emprisonnement), si le droit d’auteur est violé afin de faire un
profit ou dans un but commercial ou encore de façon à porter préjudice.
